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Presse

06.02.2012, 21:47 Uhr

Schäuble critique Hollande

Le ministre allemand de l’Économie s’est immiscé hier à Strasbourg dans la campagne française des présidentielles au cours d’une rencontre entre l’UMP et la CDU.


Des échanges de point de vue entre les deux familles politiques se déroulent régulièrement à Strasbourg. Hier, le dialogue s’est inscrit dans un contexte particulier d’actualité. Wolfgang Schäuble n’a pas mâché ses mots, contestant la légitimité de la remise en cause du projet de traité européen par le candidat socialiste François Hollande. « S’il décidait d’agir ainsi, on ne progressera jamais. Il faut assurer les responsabilités communes du contrat signé entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Je crois qu’il serait préférable de clore rapidement ce débat. Ce serait un cauchemar si la France ne jouait plus un rôle aussi important que c’est le cas aujourd’hui ». Voilà qui est dit sans ambages. D’entrée de jeu, le député Yves Bur avait bien précisé : « Ce matin, nous avons largement débattu de la situation politique française, de la campagne électorale, et du rôle que l’Allemagne peut jouer. La CDU et l’UMP ont une vision commune ».

« Pas un dikat franco-allemand »

« Ce n’est pas un diktat franco-allemand », a pris soin de préciser Joseph Daul, président du groupe PPE au Parlement européen. « Nous n’avons jamais rejeté une proposition émanant d’un autre pays » au sein des 25 membres de l’UE. « Il n’est pas question de dominer l’Europe, mais de la conduire, c’est ce que nos partenaires attendent de nous », a avancé Wolfgang Schäuble. « Nous devons nous concentrer sur la stabilisation de l’euro et sur la régulation des marchés financiers en adoptant des règles identiques. Nous devons parvenir rapidement à des solutions communes ».

Philippe Richert a mis en avant « les besoins de copilotage » de l’Union européenne. Le ministre des collectivités locales s’est félicité de « l’impact qu’a eu dans notre pays cette coopération franco-allemande en termes de solutions apportées autour des questions de l’euro. Nous devons juguler nos dépenses et notre déficit, et nous donner les moyens d’un développement durable ».

Sur le plan de la coopération transfrontalière, chacun s’est félicité des progrès accomplis, notamment en matière médicale ou de facilité administrative.


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